Mesa - Hans Zimmer
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Les merveilleuses aventures de Gesufal Don Benvenuto

J'étais l'homme de main d'un sénateur bien connu de l'UEE. J'avais usé de mes talents particuliers pour hisser son postérieur jusqu'à sa position actuelle. Mais la confiance entre nous n'étant plus au beau fixe suite à quelques événements fâcheux concernant mon intégrité physique. Je décidais donc de mettre les bouts à quelques étoiles de distance histoire de me mettre au vert.
Je venais à peine de me faire gentiment remercier pour ma non solvabilité par un chef de station insensible à la flatterie Vanduul que je tombais nez à nez ou plutôt nez à pied avec un homme qui au lieu d'essuyer ses godasses sur mon cul me tendit la main et m'invita à me rincer le tuyau.
Cette homme se nomme BlackJack, à l'époque il montait sa petite entreprise de Space Rangers. C'est autour d'une bière sentant le kérosène dans un bouge pour zombies mutants qu'il me proposa de rejoindre sa gentille petite équipe de paladins sur le retour. On ne la fait pas un vieux briscard comme moi, je sentait le coup fourré, son discours dégoulinait de niaiserie du genre aidons la veuve et l'orphelin. Mais dans ses yeux brillait une petite étincelle qui m'interpella suffisamment pour que je garde mes deux mains sur la table et loin de mes outils de travail. Depuis nous sommes comme cul et chemise et ma foi cette vie me plait bien ... pour l'instant


Sous un ciel laiteux, je suis allongé sur une crête rocheuse où j'ai une vue imprenable sur un paysage jaune pisseux parsemé de cailloux étrangement lisses. 
Une icône clignote à la limite de mon champ de vision m'indique l'urgence de bouger mes fesses. La température extérieure et de -57°C. La pression atmosphérique est de 6,42 mbar et l'atmosphère se compose essentiellement de dioxyde de carbone. Bref je suis dans la merde. 

A 500 m en contrebas les installations qui s'offrent à ma vue ne m'inspire guère d'enthousiasme. Des préfabriqués d'un blanc sale marqués du logo Hurtson se presse autour d'une piste d'atterrissage. A 200 m, vers l'est, une structure en toile se dresse. 
Aucun signe d'activité et à l'entrée de se qui semble être une zone de chargement, un sas est ouvert. Cette station m'a l'air abandonnée mais j'aperçois des caisses de matériel et des Greycats devant ce qui ressemble à une tente. Je ne sais pas pourquoi le personnel est parti précipitamment mais ils ont laissés pour plusieurs millions de matos. Ma réserve d'air étant presque épuisée, il me faut tenter ma chance dans ce complexe. En approchant, des détails qui m'étaient invisibles me sautent aux yeux, des impacts de balles et de lasers sur les murs. Inconsciemment je mets la main sur mon arme mais ne rencontre que le vide. Perdue lors du crash, c'est vrai! 
Peut-être une attaque de pirates mais j'ai comme un doute. Ils auraient nettoyé la base. Je continue d'avancer et je me glisse dans le sas en actionnant le cycle de fermeture. Ça marche! Le générateur fonctionne encore. Décidément, les événements qui se sont déroulés dans ce bled paumé sont récents. J'entends les pompes faire leur travail, j'analyse l'air et constate qu'il est respirable. J'exulte, je retire mon casque pour me débarrasser des miasmes d'une marche forcée de plus de douze heures. Adossé au sas, je respire de grande goulées d'air. Je suis crevé, j'aimerais m'allonger et dormir ici mais m'on estomac se rappelle à mon bon souvenir. Ça et le fait que je dois survivre suffisamment longtemps pour me tirer de ce trou.

J'actionne l'ouverture et pénètre dans le bâtiment...

Le couloir qui s'ouvre devant moi est plongé dans l'obscurité. Une lumière rouge clignote sur le son d'une alarme stridente. J'entends un chuintement régulier devant moi. Je me dirige vert ce bruit en marchant sur des débris. Dans la pièce suivante règne un désordre indescriptible, les tables sont renversées, des traînées sombres maculent les murs et une odeur de viandes avariées emplit mes narines. Une porte automatique est à l'origine du bruit, un objet l'empêche de se refermer. J'ai à l'esprit des images de Vids qui montrent des stations comme celle-ci où se traînent des monstres affamés de cervelles humaines. Ça suffît les conneries, je doit trouver la salle de contrôle pour éteindre cette saleté d'alarme et comprendre oú je suis tombé. 
Voyons voir. Les avant-postes sont habituellement construit sur le même schéma, la salle de contrôle est au centre,et autour, les laboratoires et les quartiers d'habitation. 
En traversant le réfectoire je tombe sur mon premier cadavre, un scientifique à première vue, c'est sa main qui gène la fermeture automatique

Après un autre couloir, je me retrouve dans le centre nerveux du bâtiment, des écrans recouvrent un mur. La plus part sont H.S., d'autres montrent des salles plongées dans l'obscurité avec le sempiternelle clignotement rougeâtre. J'avise un clavier mais un mot de passe me bloque l'accès. Autour de moi je vois une deuxième porte avec un lecteur de carte, une armoire de secours fermée et un râtelier vidé de ses armes. Je soulève une chaise et je défonce l'armoire. Et miracle, de la bouffe dégueulasse. Je m'assois devant les écrans et me gave de rations de survie infectes...

Je me réveille en sursaut, je me frotte les yeux. Ma propre odeur me soulève le cœur, entre mes doigts mon œil glisse sur les images devant moi et je me jette en avant alors qu'une ombre trouble l'une d'entre elles. J'attends mais rien ne se passe. Caméra 06-MR. Putain d'ordi, il me faut contourner le mot de passe mais sans mobiglass, pas moyen de... Je baisse les yeux sur mon bras et j'active le mobiglass. A l'extérieur il ne marche pas mais ici aucun problème. Sur cette planète pour je ne sais quelle raison, l'informatique fonctionne mal et hurtson a résolu ce problème.
Y'a pas à dire dormir après un bon repas ça vous remet les idées en place!


J'ai les dieux qui s'amusent au détriment de votre serviteur, ils doivent se fendre la poire à me regarder me démener face à leur bouffonnerie. 
Je traîne ma carcasse sur cette planète depuis des heures maintenant et aucune trace de l'écho radar que j'ai entraperçu entre deux crises de panique avant que je m'écrase comme un étron sur cette boule puante!
Peut-être que je vais m'asseoir quelques instants, ce rocher ou bien l'autre plutôt, oui, celui qui ressemble à un fauteuil ma l'air bien confortable.
Je vais reposer ma jambe un peu, histoire de faire le point. Au moins ma combi n'a rien, il me reste de quoi survivre une dizaine d'heures. Par contre mon mobiglass fonctionne étrangement depuis que je suis dans le coin et j'ai dû le désactiver.

Quel imbécile je suis, je découvre un nouveau système suite à une anomalie dans un trou de ver et, je dois bien l'avouer, d'un déplorable pilotage pour ensuite me retrouver en train de dériver dans l'espace à cause de défaillances en cascade. Si encore mes problèmes, déjà sérieux, s'arrêtaient là, mais non! Je commence à tomber dans le puits gravitationnel d'une planète! Putain la guigne. 
Bon, en toute logique, j'aurais dû partir en vrille et me consumer pendant la rentrée atmosphérique. Malgré la rapidité des événements, j'ai réussi à rebooter et remettre le système de navigation en ligne avant de tourner de l'œil. Une signature électromagnétique inattendue m'accroche et guide mes gestes vers, je l'espère, une station balnéaire remplie de naïades court-vêtues.

La rentrée atmosphérique fut une belle partie de rodéo, une aile se volatilise et je fais une croix sur mes espérances de repartir par mes propres moyens de ce foutu caillou. Je redresse avant de percuter le sol puis tombe dans une bienheureuse inconscience sous le choc de l'atterrissage qui mériterait la palme de la plus belle plantade.

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