Cela fait plusieurs mois que j’enchaîne les petits boulots et que je fais profil bas.
J'étais membre d'une unité qui n'avait aucune existence officielle et dont on nierait l'existence en cas de problème. Des problèmes on en a eu, mais pas comme çà !

J'ai beau me repasser les dernières minutes de notre dernière opération dans la tête, encore et encore, rien n'y fait. Je ne comprends toujours pas pourquoi, ni même comment cela a pu déraper.
Tout était betonner, comme toujours. 
On est parti en mission, le plan d'approche était simple. Le groupe alpha, un trio mené par Hawk devait se poser et infiltrer la structure. 
En retrait, le groupe bravo que je commandais devait attendre à couvert et atterrir sur ordre uniquement. 
Mais l'ordre d’atterrir ne vint jamais. A l'inverse, on a reçu l'ordre de foutre le camp. Je n'ai jamais laissé un frère d'armes derrière moi jusqu'ici, je n'allais pas commencer. 
Je ne fut pas surpris par la réaction du reste de mon groupe quand j'ai fait part de ma décision de ne pas mettre les voiles.

Mort au combat

John "BlackJack" Knight

Prémices d'une renaissance

Main theme - Vangelis
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Nous étions à couvert, bien planqués au raz d'un astéroïde et rompant le silence, nous nous sommes précipité vers la station pour constater avec amertume que l'on nous attendait. Quelque chose avait dérapé, une fuite peut être un coup monté … J'en sais trop rien

J'ai fait ce que je pouvais. Mon ailier nous avait rejoint le mois dernier, il était bon, mais cela n'a pas suffi. Il a poussé son Gladius à sa limite et en a perdu le contrôle avant de se faire descendre, sans avoir eu le temps de s'éjecter. 
Quant au Redeemer que nous escortions et qui était sensé débarquer un petit groupe de marines pour l'assaut de la structure. Il a bien tenu le coup … pour un temps du moins. J'en ai descendu quatre, le Redeemer a eu le temps d’éliminer son second assaillant avant d'exploser. Deux modules de sauvetage ont été lancés, mais trop tard. L'explosion les a détruit.Quant à moi, mon vaisseau était en mauvais état. Mon plan consistait à atterrir pour tenter de retrouver le groupe alpha. Après tout, j'avais peu de chance de rentrer avec mon chasseur dans cet état et il était pour moi hors de question de m'éjecter ici. Autant tenter le coup !Je gardais les yeux bien ouverts en me dirigeant vers la station.Je me suis servi du transpondeur du "Black Hawk", le Freelancer utilisé par le groupe un pour attérir

A peine au sol, Hawk repris contact, me disant être cerné et m'ordonnant encore une fois de dégager. Il insista en mentionnant qu'il n'y aurait plus personne à sauver. Seul encore en vie, Hawk tenait une pièce dans un couloir en cul de sac, mais les munitions allaient bientôt manquer et il ne comptait pas se laisser prendre.
Je savais au fond de moi que Hawk espérait une mort comme celle là. Pour mon mentor la fin était toute proche et il allait mourir comme il avait vécu la majeure partie de sa vie, au combat.Je pris donc le Black Hawk, son vaisseau personnel pour sauver ma peau. Je suis le seul survivant et je ne sais toujours pas ce qui s'est passé. Je ne le saurai probablement jamais. 
Me voilà aujourd'hui, un peu plus de six mois plus tard, devant ces portes sans trop savoir ce qui m'attend à l'intérieur. Le courtier m'a dit de lui faire confiance, mais la confiance çà se mérite... Peu importe, je n'ai pas vraiment le choix...

Le courtier de L'ombre

"- Je viens de la part d'un ami commun. Alan Rogers, dit il en me fixant, pour voir ma réaction sans aucun doute


- Je ne sais pas qui vous êtes où ce que vous me voulez, mais vous y passerez le premier si les choses tournent mal! 

Biensur que je connais Alan Rogers, c'est Hawk ou plutôt c'était. Etant mort, comment aurait il pu envoyer cet homme.
 

- Argh ! Monsieur Knight, vous me plaisez. Direct, comme votre mentor... Je ne vous veux aucun mal, si j'avais voulu vous tuer, vous conviendrez que mes hommes auraient pu le faire dès votre arrivée. Vous aviez baissé votre garde
 

- Un point pour vous... Vous êtes qui à la fin et vous me voulez quoi ?
 

- Mon nom n'a que peu d'importance, j'en change souvent. Quant à ce que je vous veux, rien, j'ai quelque chose pour vous. L'homme me tend alors une petite mallette: 

- Que contient elle ?

- Voyez vous, Alan Rogers et moi, nous nous connaissons depuis longtemps. Il est à l'origine de ma reconversion dans cette activité et je lui dois la vie. Alors biensur, lorsque mon activité est devenue très lucrative, j'ai voulu payer ma dette, mais il a refusé. Je lui ai alors proposé ma formule tout confort pour le cas où il lui arriverait quelque chose"

Je venais de comprendre. L'homme en face de moi était le "Courtier". On l'appelait ainsi parce que le "courtier en assurance tout risque" aurait été un peu long. Une légende urbaine cet homme, du moins je le pensais.
Il m'expliqua qu'il avait eu connaissance de la mort de Hawk. Son contrat d'assurance vie auprès de lui stipulait deux engagements. La fille unique de Hawk serait protégée à distance sans intrusion dans sa vie et recevrait des dépots d'argent réguliers. Elle ne vivrait pas dans l'opulence, mais serait à l'abri jusqu'à la fin de ses jours.
Le second engagement concernait les membres de son unité, nous. Hawk a demandé au Courtier de nous retrouver et de remettre la mallette et son contenu au plus gradé des survivants. Dans le cas présent, grade ou pas grade, étant le seul survivant, j'en étais le seul bénéficiaire.

L'homme se leva en me souriait et me souhaita une vie longue et prospère.

Après quelques minutes de repos bien mérité et quelques gorgées de ce whisky local pas dégueux, mais loin d'égalé les whiskys que j'avais du laisser à bord du Star Hawk en l'abandonnant, mon attention fut attirée par l'arrivée d'un homme à l'apparence singulière. Mesurant environs un mètre nonante, très mince et des cheveux courts noir coiffés sur le côté, ce drôle de personnage s’avançait à petits pas. Il portait un costume gris élégant, mais plus du tout à la mode, sans parlé du fait qu'il n'était pas du tout en accord avec le décor. 
L'homme s'arrêta net après quelques pas, il me dévisageait et j'eu alors une désagréable sensation ainsi des picotements dans la nuque.


Mes sens étaient en éveil et je venais de poser ma main sur la crosse de mon pistolet, sur ma cuisse droite. L'homme du bar s'était retourné vers moi et semblait sobre finalement. Le barman, lui avait disparu. Quant aux personnages dans mon dos, c'était le même scénario. Visiblement j'étais attendu. Il ne fallait pas être spécialement futé pour comprendre que l'on m'avait attiré ici sous le prétexte d'un job. Encerclé, j'avais peu de chance de tirer mon épingle du jeu. Cela ne dura qu'un instant, mais cela me paru bien long. Mon instinct analysait toutes les possibilités, mais aucune d'elles ne débouchait sur moi sortant de ce bar indemne. Comme pour couper court à ma réflexion, l'homme s’avança vers moi et entama le dialogue:

"- Bonjour monsieur Knight, dit l'homme au costume en s'assaillant.

- Il y a erreur sur la personne cher monsieur, Répondis je.

 

- Non mon cher, pas d'erreur. Voyez vous dans ma profession, l'erreur est à proscrire, elle pourrait me coûter la vie. Nous avons cela en commun, monsieur Knight"
 

L'homme avait un accent que je ne pouvais déterminer, c'est étrange, mais je trouvais que cet accent collait bien avec le personnage et sa syntaxe.
Il portait de petites lunettes noir sur son visage fin et finement rasé. Il arborait un léger sourire, comme celui de quelqu'un qui cherche à vous vendre quelque chose.J'avais conscience qu'il était là pour moi, mais je n'avais aucune idée de ce qu'il me voulait exactement. Parfois l'option la plus simple est la plus efficace des solutions. J'ai tenté le coup. Je me suis levé, en lui disant que je ne connaissais pas de monsieur Knight et je lui ai souhaité une bonne journée. C'est là qu'il repris la conversation :

 Droles de termes, mais oh combien sympathiques. J'étais soulagé et j'avais l'héritage de mon mentor et ami, entre les mains. Orphelin, il était pour moi ce qui se rapproche le plus d'un père. Bien qu'il m'ait trouvé et éduqué alors que j'étais encore très jeune, il m'a toujours traité comme l'un de ses soldats, je n'avais pas de traitement de faveur. Tout le groupe quitta les lieux silencieusement, emboîtant le pas au courtier de l'ombre.
 

La mallette comportait plusieurs verrous biométriques que j'étais visiblement le seul à pouvoir déverrouiller. Je l'ai ouverte sur place, elle contenait trois choses. Un titre de propriété, l'emplacement du bien et une toute nouvelle identité, celle de John Knight.
En conclusion, je n'aurais plus à me cacher et ce titre de propriété allait certainement me permettre de reprendre un nouveau départ, encore, mais peut être avec plus de facilités.


Je sortis du bar pour reprendre mon Aurora et quitter la planète.
Le contenu me mena sur une certaine planète devant une certaine porte blindée que j'hésitais encore à ouvrir.

La liste

De bonnes surprises m'attendaient à l'intérieur. J'étais loin de me douter et pourtant c'est logique, nous avions récupéré quelques vaisseaux lors de nos missions.Je n'allais pas faire le détail maintenant, mais la bonne surprise fut assurément le croiseur Carrack. On l'avait récupéré il y a quelques temps dans un secteur hostile. On avait eu du bol sur ce coup et Hawk l'avait fait récupéré et retaper. Il est maintenant prêt à repartir.

Dans ces hangars, l'ordinateur central tient compte de tout ce qui rentre et ce qui sort. Le mieux était d'aller y jeter un oeil. Il y avait l'inventaire complet des vaisseaux et équipements ainsi qu' un dossier constitué par Hawk. Le dossier attira mon attention. Hawk avait tout prévu, étrangement il avait prévu ma survie puise que la note "A lire avant tout" que contenait le dossier, m'était directement destinée. Mon vieux mentor avait réuni des fiches personnelle dans le but de monter une nouvelle équipe. Je l'ai ai toutes consulté, en même temps, elles n'étaient pas nombreuses. Cela m'a permis de faire une sélection en vue de monter ma boite. Evidement, idéaliste dans l'âme, je voulais créer plus qu'une simple organisation, il me fallait des hommes fiables, dignes de confiance et prêt à donner de leur personne.
De cette liste j'ai retenu huit noms, visiblement certains seraient plus faciles à trouver que d'autres et certains seraient plus faciles à convaincre.
Néanmoins, connaissant Hawk, si leurs noms figuraient dans ce dossier c'est qu'on pouvait tenter le coup. Par facilité et pour gagner en assurance dans cette démarche, toute nouvelle pour moi, j'ai décidé de commencer par les noms de la listes qui me disaient quelque chose. Parmi ceux ci, j'en connaissais d'ailleurs deux très bien.

En quittant la salle de controle du hangar, j'ai décidé de faire le tour du propriétaire avant de partir. Faut dire qu'avec l'argent planqué sous le matelas, je n'avais pu me payer qu'un Aurora. Entendons nous bien, ce vaisseau n'est pas mauvais en soit, c'est juste qu'il limite les tâches que son pilote peut accomplir. Il limite également grandement les endroits où vous pouvez vous rendre en toute sécurité. Pas d'éjection possible et une vitesse max très basse par rapport à ce qui peut vous courir après limite les possibilités. Ou alors, il faut être joueur, mais dans ce cas, je vous suggère la roulette russe avec un six coup et deux balles dans le barillet. Vous avez plus de chance.
Quelques vaisseaux dignes d’intérêt, cela va sans dire. Puis à l’extrémité du hangar, une nouvelle surprise ... Le Black Hawk. 
Le courtier l'avait visiblement racheté et fait briller. Il est possible que la récupération du Black Hawk fut stipulée dans le contrat, mais pour ma part, il me plait de croire que dans ce cas ci, le courtier ait fait une exception à ses règles en me faisant un petit clin d'oeil, j'avais trouvé mon transport.

Si les informations de localisation de mon premier "client" sont toujours valable, je vais devoir être habile !

Carlos "Martillo" Ramirez

Pub The Edge, Sherman, Castra 2 ...


Je n'étais venu qu'une seule fois sur Castra 2, ce fut un passage éclair, je ne suis resté que quelques heures.
Sherman devait être une sacrée position stratégique à l'époque. Maintenant, cela ressemble un peu à une vieille ville fortifiée. C'est une ville relativement impressionnante de part ses vieux batiments, mais du reste elle ne sort pas du lot en comparaison avec d'autres cités du même genre. 

J'avais pu vérifier l'exactitude des informations concernant Ramirez. Cela faisait quelques années que nous ne nous étions pas vu. Carlos est un soldat impressionnant, dans tous les sens du terme. J'ai toujours pensé qu'il resterait à jamais fidèle aux marines, mais il avait été approché récemment par plusieurs organisations de sécurité privée et de ce que j'avais pu en apprendre, il était actuellement en pleine réflexion pour rejoindre l'une d'elle.
Je n'ai donc aucune idée concernant sa décision ou ses motivations. J'arrive peut être trop tard. Dans le pire des cas, je boirai un coup avec un ancien frère d'armes.
C'est qu'il m'en doit une le "Martillo", il m'a toujours fait rire ce surnom. Ramirez n'est pas très grand, mais bien bâti. Il a toujours su se servir de ses poings et son surnom de "marteau" vient sans aucun doute de là, je n'ai jamais demandé. C'était un sacré boxeur dans le temps en tout cas!

J'étais au Edge et il devait être midi environs, si je me base sur le nombre grandissant de personnes venant prendre place pour manger un morceau.
Ce pub était très fréquenté et il est surtout l'arrêt incontournable pour tout soldat de passage.
Martillo faisait partie d'une unité spéciale des marines. Je ne savais pas pourquoi ils étaient sur Castra, mais je savais qu'ils s'y trouvaient, c'était déjà çà.
Je tentais donc ma chance ici et j'étais vissé sur cette chaise depuis au moins deux heures lorsque, lors d'un moment d’inattention ... "BlackJack ! Ca alors, ca fait une sacrée paie mano !" ... Il venait d'entrer avec un sourire jusqu'aux oreilles. Cet homme est toujours joviale, c'est déconcertant.

Il fit signe au barman de nous apporter deux bières et s'installa face à moi. Nous vons entamé les banalités d'usages genre "tu vas bien, je vais bien, ..." Après quoi, je me suis décidé à lui expliquer la raison de ma visite. Je faisais assez confiance à Ramirez, pour lui expliquer tout. En même temps, je ne savais pas grand chose.

Quoi qu'il en soit, j'avais un projet dont je devais lui parler et j'ai besoin de gars de sa trempe. Il me confirma qu'il allait quitter les marines. Il avait fait plus que son temps et plus que sa part du boulot. C'était mûrement réfléchi, il voulait quitter les marines et turbiner pour une boite privée quelques années pour se faire une belle retraite. On a discuté un certains temps de sa possible reconversion et descendu quelques chopes en parlant du passé. Je compris assez rapidement, que l'idée de venir bosser avec moi ne l'emballait pas trop. Il n'avait pas envie de monter dans une nouvelle boite qui actuellement n'avait pas grand chose à lui offrir, mais d'un autre côté il se sentait redevable envers moi. Une "dette de vie", c''est comme cela qu'il appelait son "fardeau". Je lui ai sauvé la vie deux fois, il n'a jamais pu s'acquitter de sa dette et aujourd'hui il me rejoindrait pour l'honorer ? Non, ce n'était absolument pas l'idée. Ramirez était en perm et nous avons discuté longuement.
 

J'ai quitté le Edge en début de soirée, je ne marchais plus fort droit et j'avais hâte de retourner dans mon vaisseau pour piquer un roupillon. Après mon petit roupillon, je suis reparti, convaincu que je ne reverrais sans doute jamais Ramirez, mais deux jours plus tard il reprit contact.Il avait trouvé un compromis entre son désir de liberté et son envie de règler sa dette. Carlos ne voulait pas intégrer les space rangers, par contre, il me proposa ses services en échange d'une rémunération correcte et d'un peu de temps libre pour vaquer à ses occupations, lesquelles ne regarderaient que lui.Il est clair que cela nous serait réciproquement profitable. Je n'ai pas du y réfléchir, j'ai accepté tout de suite. Je n'ai pas recruté un space ranger supplémentaire , cependant je venais de m'offrir les services de l'un des meilleurs fantassin que je connaisse.

Pour moi, c'était bien loin d'être un échec !

Benson "Horus" Steele

Je n'avais pas pu rencontrer Toshiro, ça semblait chaud pour lui ces temps ci et je n'avais aucun moyen de l'aider pour le moment.Néanmoins, je n'étais pas loin de la localisation probable d'un autre nom de la liste. Je l'avais mis trop longtemps de côté. Ce nom m'avait frappé dès ma première lecture et il était logique de le trouver dans les recommandations de la liste : Steele, Benson junior. Le fils de William Steele, le défunt commandant de "mon" Carrack, lors de sa dernière mission officielle.
Le dossier officiel du jeune home est relativement élogieux. Mon vieux mentor devait l'avoir à l'oeil depuis un certain temps."Excellent pilote et leader né, mais aussi très discipliné, respecte ses supérieurs et est respecté de ceux-ci." C'était la conclusion de Hawk.Côté carrière c'ést tout aussi bref. Il est affecté à la seconde flotte à sa demande dès la sortie de l'académie, mais prends un congé sans solde pour motif personnel peu de temps après.Que s'est il passé ? Cela a surement un rapport avec son père, mais la date de prise d'effet de son congé ne correspond pas au moment de la "disparition" de son père. Nous verrons ... Je ne vais pas me casser la tête maintenant.

Quelques heures plus tard ... J'y suis, mes recherches sont concluantes.
Le jeune Steele travaille dans un petit resto, ce n'est pas le grand luxe, mais ce n'est pas miteux non plus.En rentrant je tombe face à un homme âgé aux cheveux gris et au visage pâle arborant une petite moustache:


- "On est fermé monsieur! s'écrie l'homme.

- Dommage, j'aurais bien pris un café
- Bah revenez demain m'sieur
- Je cherche quelqu'un
- On en est tous là. Dit il en s’arrêtant de frotter les tables et en me regardant fixement.
- Restez calme, c'est un visite amicale. Je m’appelle Knight. Je gère une société de sécurité et on m'a recommandé un jeune pilote qui travaillerait ici, d'où ma présence. 
- Sécurité hein ... Vous êtes mercenaire ? Mais vous êtes peut être chasseur de prime.
- Pour être honnête cela m'arrive, mais je ne suis pas là pour cela. Pouvez vous me dire, sil vous plait, si Benson est encore ici et dans la négative, l'endroit où je pourrais le trouver.
- Le p'tit est derrière, il fait la plonge, faudra l'attendre, mais dehors, d'accord.
- Je vous fais une contre proposition. Je vous donne trois cents crédits et vous terminez son boulot pendant que je lui parle ici, bien au chaud.
- Trois cent biftons, c'est généreux... Bon d'accord ... Je vais le chercher, mais je vous ai à l'oeil !
- Ca marche. Je vous remercie

Le vieil homme s'en va alors chercher Benson en cuisine et le jeune homme, se présente à moi sereinement, prenant un siège en silence.
Un grand gaillard, plus grand et plus large que moi, à la peau noir, le crâne rasé:


- Que puis je pour vous ? Ca doit être important pour que le vieux veuille faire la vaisselle
- Oh... Rien à voir, la vaisselle c'est parce que je lui filé trois cents crédits pour vous remplacer
- Trois cents billets hein, c'est cher payé pour les quelques couverts qu'il me restait à nettoyer
- Vous n'êtes pas facile à trouver Benson
- C'est parce que je ne m'attendais pas à ce qu'on me recherche... Dites, le vieux n'a rien à voir là dedans, c'est un brave type, ne lui faite pas de mal.
- A vous entendre, il semblerait que vous ayez des ennuis
- Cessez de jouer, si vous avez quelque chose à faire, faites le. Je suis prêt ... Enfin je suppose
- Parfait ! Je viens vous proposer un boulot, j'ai besoin d'un pilote
- Un boulot ? Un pilote ? Sérieux ?
- Vous vous attendiez à quoi ?
- Disons que je suis dans une situation compliquée
- C'est pour cette raison que vous avez quitté la NAVY ? Vous étiez pourtant doué et promis à un bel avenir
- Comment pouvez vous le savoir. Vous êtes qui ?
- John Knight, fondateur de la Space Rangers Alliance et comme je viens de le dire, je cherche un pilote
- D'accord et vos infos, elles viennent d'où ?
- Je cherche un pilote, pas un confident 
- Pas intéressé
- Je comprends, tu aimes ton boulot et ses perspectives d'avenir...
- Y a rien de mal ou de déshonorant à faire la plonge mec !
- On est d'accord, mais dans ton cas, c'est gaspiller ton talent. T'es né pour manier le manche. Je ne sais pas pourquoi t'as quitté l'UEE et je ne sais pas qui tu as aux fesses, mais en venant avec moi, tu n'auras plus de soucis d'aucune sorte et tu pourras piloter de jolis vaisseaux flambant neuf dans une organisation s'articulant autour d'objectifs nobles et justes
- Sympa le message de recrutement, ca vous vient comme çà ou c'est un speech travaillé ?
- Ecoute, tu fais comme tu veux, si tu préfères rester ici çà ne me dérange pas, j'irai voir ailleurs
- Bah ouais y a qu'à faire çà, la galaxie fourmille de bons pilotes qui n'attendent que vous
- J'en doute pas fils, mais si t'es la moitié de l'homme qu'était ton père, c'est toi qu'il me faut...
- Vous connaissiez mon père ?
- Non ... J'ai lu son dossier et nous avons eu le même mentor
- Rogers ?
- Là c'est moi qui m’interroge ...

- Vous savez quoi sur ce qui est arrivé à mon père ?
- Si tu me dis de quoi t'as peur et pourquoi t'as quitté la NAVY, je te dirai ce que je sais.
- Bon ... d'accord ... Ca ne vous regarde pas, mais toutes mes autres tentatives pour trouver des réponses ont échouer alors ... Voilà toute l'histoire ...
Steele me raconta tout.
A la suite de la disparition de son père, il tenta d'obtenir des réponses. On fini par lui dire que son père était porté disparu à la suite d'une mission classée top secret. Non content de cette réponse, Benson a continué à poser des questions et a fini par fâcher pas mal de monde.Ses supérieurs l'ont lâché et un beau jour vinrent les menaces à peine voilées. Il décida donc de prendre un congé pour continuer son enquête de son côté et loin de l'UEE.
Bien évidement, il n'eut pas plus de résultat et devint "légèrement" parano. Je parvins à le rassurer et à mon tour je pris la peine de lui expliquer tout ce que je savais sur l'opération et les derniers instants de son père. Il sembla tout à tour triste, soulagé et fier.
Avant de partir avec moi, Benson vida la chambre que le vieil homme lui avait gracieusement fourni et le remercia, embêté de le laisser comme cela.
Bien entendu, je mis la main au portefeuille pour lui filer deux mille UEC de plus pour qu'il puisse se retourner.

Benson semblait emballer par son nouveau boulot et de mon côté, j'étais heureux d'avoir un pilote de cette trempe pour remplacer Ramirez

Epilogue: Le Point de Vue du Marteau

Carlo Ramirez, 12 octobre 2945

 

On y passe tous un jour. Généralement, on ne choisi pas quand on crève, mais certains d'entre nous peuvent choisir comment. C'est la raison pour laquelle je me suis engagé. Je ne voulais pas voir du pays, je ne voulais pas être citoyen, non m'sieur, moi je voulais me battre point barre.
Je suis doué, mais je me fais vieux, pour mon taf du moins. Des gars avec qui j'ai "fais mes classes", nous ne sommes plus beaucoup à être en vie et la plupart se sont reconvertis dans le civil. Ca paie mieux. Et puis je pense qu'on fini par trop en voir et que pour pas finir à l’asile, faut pouvoir décrocher.

Quand je disais que certains peuvent choisir comment passer l'arme à gauche, pour autant qu'on utilise encore cette expression, je voulais parler du fait qu'un soldat à clairement choisi de mourir au combat. Chez les marines, c'est ce qui nous attend tôt ou tard. Quoi que ... Ouais, c'est vrai que çà dépend déjà de la flotte à laquelle on appartient. 


Dans la seconde flotte on a pas le temps de se les rouler. Un marine de la seconde flotte casse du vanduul, rien à voir avec des pirates. Les hommes c'est un chose, mais le vanduul ... Ca c'est du challenge. Beaucoup de mecs s'engagent et visent la deuxième flotte pour première affectation. Y a trois types de marines qui déboulent dans la deuxième. Numéro un, le fan. Le fan, c'est le mec qui est tellement impressionné par l'amiral qu'il postule pour sa flotte en étant persuadé qu'on va mettre une branlée aux vanduuls et que tout se passera bien. Numéro un est un rêveur, il déchante vite.

Numéro deux, la tête brulée. Pour certains, je dirais plutôt "cerveau passé au mixeur". Le mec est chaud boulette, il va casser la baraque, tout défoncer et se bouffer du vanduul par paquet de douze. Puis vient le moment où il est face au vanduul et la il se rend compte que la bébête est plus grande, plus moche, mais surtout plus balèze que lui. Numéro deux pose un problème une fois sur deux quand il rencontre pour la première fois l'ennemi. J'en ai même eu un qui s'est chié dessus, c'est dire.

 

Enfin, numéro trois ... A l'instar des deux autres, numéro trois n'est pas demandeur, il arrive comme un cheveu dans la soupe, ou presque. Numéro trois n'a pas postulé, il a été affecté d'office. En fonction de ses résultats, parfois, ou parce qu'on en a besoin, ça varie. En règle générale, numéro trois n'a pas de préférence, il est là pour faire son devoir ou alors il est conscient de la menace vanduul et des statistiques ... Bah oui, c'est dans la seconde flotte que le marine vit le moins longtemps. On a généralement moins de soucis avec ces gars là. Enfin bref. Je ne sais plus où je voulais en venir ... Ah, si ! On y passe tous un jour où l'autre. Je ne suis pas pressé, mais là, je commence à avoir dur mentalement. On a perdu pas mal de frères lors de la défense de Vega 2. Je suis doué et j'ai toujours eu de la chance. Je m'en sors généralement sans trop de casse, mais j'en ai marre d'honorer nos morts et de mettre autant d'hommes courageux dans des caisses. Je suis un guerrier et c'est paradoxale parce que maintenant que nous sommes "officiellement" en guerre, je pense à me retirer. Peut être parce que mes priorités ont changés, mais peut être simplement qu'il est temps pour moi de passer à autre chose. J'ai mis assez de côté pour me prendre un vaisseau d'occase, j'aime assez bien le Cutlass je dois dire. Me mettre à mon compte me semble une bonne reconversion.


Je ne vois pas quoi rajouter. Si, peut être que le fait d'écrire ces mots comme une lycéenne prouve que je dois changer d'air.Ce n'est peut être pas une bonne idée, mais dans le cas où je ne serais plus là pour te le raconter, ce journal te permettra peut être de comprendre qui était ton père.En ces temps incertains comme je le disais, mes priorités ont changées. Je dois prendre soin de ma famille.


Carlos Ramirez, 13 octobre 2945

 

Le hasard fait bien les choses. Alors que je cogitais dans un bar autour d'une bière à ce que je pourrais bien faire si je quittais les marines, un mec est venu me trouver. Ce bon vieux John. Des années qu'on ne s'était pas vu. Je ne vais pas tourner autour du pot, il m'a proposé un boulot. Il s'est reconverti dans le civil et mes compétences lui seraient très utiles a t'il dit. Le soucis, c'est que je ne pense pas que je vais accepter. C'est vrai quoi ! Si je tourne le dos aux marines ce n'est pas pour aller joueur au soldat pour un autre. D'un autre côté, c'est tout ce que je sais faire et bosser avec un ami, çà pourrait me plaire. Faut voir, faut que j'y réfléchisse.


Carlos Ramirez, 15 octobre 2945

 

J'ai remis ma démission ce matin et j'ai contacté John pour lui dire que je prends le boulot. J'avais une condition c'est qu'il me laisse du temps pour que je puisse faire autre chose et il n'y vois pas d’inconvénient.

Donc je bosserai pour lui, je ferai le freelance et et je pourrai m'occuper de vous deux.
 

Quelques jours plus tôt ...

J'avais fais pas mal de courses dans différents secteurs. J'étais crevé et l'intermédiaire de mon dernier boulot m'avait posé un lapin.Cette planète n'avait que peu d'intérêt. Autre fois présentée comme possible lieu de prospection à grand potentiel, la planète s'était très rapidement révélée stérile à tout point de vue et fut vite oubliée. Comme je jouais la carte de la discrétion, elle me semblait propice à un repos de quelques heures.
Je me suis donc dirigé vers le seul bar du seul avant poste encore peuplé sur ce cailloux. L'endroit n'était pas miteux comme on aurait pu le croire. Non, il était relativement bien entretenu. 

En rentrant, je me suis dirigé vers le bar ou seuls se trouvaient le barman et un poivro trop occupé à discuté avec sa pinte pour remarquer ma présence. J'ai toujours eu l'habitude de me taper dans le fond, dos à un mur avec un champ de vision dégagé vers l'entrée du bar.
Je ne sais pas pourquoi, mais c'est précisément ce jour là que j'ai changé, pour la première fois mes habitudes.
Mon verre en main, je me suis dirigé vers une banquette non loin du bar et bien que je me sois mis face à l'entrée, je ne m'étais pas trop enfoncé dans la salle.
J'avais tout de même pris soin de jeter un coup d’œil derrière moi. Il y avait deux mecs bourrés sur la piste et un couple qui se tenait gentillement les mains, penchés l'un vers l'autre.
Pas de quoi s'inquiéter en somme.

 

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